Le ciel, à l'horizon, vient d'épouser la mer.
Tous les bleus confondus de l'humide palette
Ont perturbé le temps. Créant quelques impairs
Un malaise à suivi. Pressentant la tempête,
Les bateaux prudemment ont baissé pavillon,,
Ramené bas la voile et dénudé leur mât.
Fracassantes, les vagues remontées des grands fonds
Se dressent, se courbent et retombent à plat.
Le tout rayé de pluie, fait que le paysage
Déjà tant immergé, s'inonde par moitié.
L'orage fait parler, selon le vieil adage,
Son tonnerre de Brest, d'éclairs accompagné.
Fulgurants traits de feu qui crèvent les nuages
Et propulsent si haut l'écume vers un ciel
Qui se prend pour la mer, si ce n'est davantage !
Nuages et vagues, tout chavire à merveille.
Si c'est là, le gros temps qui maltraite nos barques,
Je ferais bien l'effort de me mettre à ramer !
Mais ne laisserai nul espoir aux trois Parques
Qui pourront voir ailleurs, si le ciel a changé.